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Beauty and the Beast : la malédiction de l’aliénation

Beauty and the Beast est un remake aliéné de la version de 1991, dans le sens où, derrière son air de copie, il arrive à enlever et à gâcher les aspects les plus réussis et essentiels de l’original.

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1. April 2000 : la liberté avant la paix

Exhumer un film de science-fiction comme celui-ci amène à se poser la question de la souveraineté des peuples à l’âge de l’Union européenne.

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Frownland : brefs entretiens avec des hommes hideux

Météore, à l’obscurité de plus en plus fameuse, Frownland générera immédiatement des réactions tranchées, hostiles au besoin.

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C’est sorti près de chez vous – mars 2017

L’actualité DVD/Blu-ray avec Le Groupe 5, Coppola, Peckinpah, Mark Goldblatt et Ousmane Sembène

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Loving : la pudeur des sentiments

De films « à portée sociale et politique », nous en avons rarement vus de plus humbles. Et pour cause : là où le commun des cinéastes se serait jeté à corps perdu dans l’opportunité de signer un « grand film citoyen », Jeff Nichols prend le contre-pied de cette approche en racontant cette histoire d’amour rendue illégale de l’intérieur de la cellule familiale uniquement.

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John Wick 2 : l’homme, le mythe, les bonnes intentions

John Wick rempile pour plus de violence esthétisée. Cette suite tient-elle les promesses formulées lors du premier volet ?

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The Love Witch : sortilèges d’un formalisme cruel

Propos clair pour héroïne tordue, palette chatoyante, sexy, pour ce qui peut se lire obliquement comme un commentaire sur l’industrie du sexe, refus de la moralisation sans balayer le bon sens, The Love Witch condense tout cela par un style à la maîtrise confondante, les allers-retours virtuoses d’une réalité fantasmatique à un cauchemar domestique implacablement croqué. Cruel, désespéré, euphorisant de brillance formelle…

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Ta’ang : une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine

Assister à une projection publique d’un nouveau Wang Bing s’avère à tous les coups une expérience sociologique en soi. Pas tant pour les signes habituels, et après tout de bonne guerre, de l’ennui (ronflements, sièges épars qui claquent) que pour ceux d’une hostilité revendiquée, de spectateurs comme outragés d’être bousculés dans un petit confort inviolable (soupirs excédés, bavardage incessant).

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The Great Wall : une dose d’héroïsme exotique pour les Occidentaux

The Great Wall représente le recoupage de deux éléments aussi distincts que différents, puisqu’il rappelle à quel point il existe actuellement un besoin de héros vertueux, aux valeurs irréprochables, et combien les racines des récents États-Unis sont peu profondes. Bien qu’il soit présenté comme étant irlandais et que le récit se déroule à une époque précolombienne, le personnage incarné par Matt Damon semble pourtant être un Américain issu de la Conquête de l’Ouest.

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La La Land : atteindre l’inaccessible étoile

En ancrant sa romance dans la Cité des Anges (pourtant moins portée sur le jazz que d’autres villes américaines), le jeune cinéaste explicite la portée autoréflexive des enjeux. À l’image du personnage incarné par Ryan Gosling, il semble avoir compris que le salut du musical n’est pas à chercher dans une nostalgie stérile et une logique de répétition mais dans une mise à jour de ses figures ainsi qu’une adaptation au star stystem d’aujourd’hui.

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Après la Tempête : Floraison Tardive

En différant une présentation du Ryota « authentique » le film perd sur un tableau autant qu’il gagne sur l’autre (produire un effet de surprise révélatrice). Non pas qu’il soit interdit, même dans un film de personnages, de reculer la vérité sur ceux-ci. Mais en disjoignant aussi sévèrement ce que l’un d’entre eux raconte de lui-même de sa réalité, l’identification à celui-ci est d’emblée rompue : ce qu’il se et nous raconte ne coïncide aucunement.

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The Show About The Show : des limites de la sincérité

S’exposer volontairement, Zahedi en a, lui, fait son métier. Qu’est-ce qui dès lors distingue son geste du narcissisme étroit ? Ses vidéos d’un selfie ? Des têtes parlantes pullulant dans l’immensité auto-centrée du web ? Possiblement le prix de l’honnêteté, la capacité d’un autoportrait qui n’ait rien de superficiel ou de flatteur (on parle après tout du cinéaste ayant consacré un film entier à son obsession des prostituées).