« Je réclame le droit à la polémique ! Et de mon point de vue, je continuerai à l’appliquer. Mais c’est vrai qu’il y en a de moins en moins, parce que justement il y a de moins en moins d’esprit critique. On baigne dans une sorte de fadeur médiatique, un consensus où tout le monde dit du bien d’à peu près tout le monde, et où l’on fait de la promotion plus que de la critique…» ― Michel Ciment
Grand film sur les tensions entre progressistes et conservateurs, FJORD décrit comment une société persuadée d’avoir dépassé les violences du passé peut produire à son tour ses propres formes d’orthodoxie idéologique.
Notre salut ne présente pas la collaboration comme une irruption démoniaque dans le cours normal des choses, mais comme une extension logique du culte bureaucratique de l’efficacité.
Godzilla Minus One réhabilitait déjà la figure du lâche capable d’accéder malgré tout à une forme d’héroïsme, Kiyoshi Kurosawa pousse la réflexion encore plus loin : il interroge la possibilité même d’une grandeur pacifique au sein d’un monde entièrement structuré par la violence codifiée et le culte de l’honneur guerrier.
Lorsqu’un sujet devient impossible à aborder frontalement, la seule solution consiste parfois à pousser le curseur tellement loin que toute la machine morale finit par exploser.
Un slasher méta hanté par les guerres culturelles contemporaines et qui ausculte un cinéma d’horreur devenu incapable de séparer ses pulsions de ses discours.
L’expertise combinée de Kenji Tanigaki et Kensuke Sonomura est synonyme de mouvement perpétuel, d’une capacité à attirer l’attention, à faire naître les émotions, et à provoquer des réactions physiques chez le public.
Partagé entre l’observation détachée d’un monde arbitraire et l’ébauche d’une critique de l’être humain absorbé par ses propres préoccupations, Sirāt ne développe rien.
Perfect Days s’inscrit dans la continuité d’une pensée qui traverse toute l’œuvre de Wim Wenders. Il illustre une philosophie qui trouve une résonance particulière au sein d’une culture dont le rapport au monde et à la mort diffère fondamentalement de l’approche occidentale