Le mois de février est le plus court de l’année. À cette occasion, le Locarno Film Festival déploie ses Shorts Weeks, une fenêtre sur son programme de courts-métrages présentés en 2018. En partenariat avec le festival, nous vous proposons de revenir sur une sélection de quarte courts, disponibles en streaming sur notre site et accompagnés d’une critique de Thibaud Ducret. Nous terminons aujourd’hui notre tour d’horizon de ce programme avec Dia, d’Hamza Bangash.


Dia, Hamza Bangash, Pakistan/Royaume-Unis, 2018

Jeune étudiante, Mariam est sujette aux troubles : les examens approchent, mais elle peine à réviser. Pour ne rien arranger, sa mère considère qu’il est temps pour elle de se trouver un homme et tente de lui arranger un mariage avec un ami de la famille. Une perspective qui ne réjouit guère Mariam, puisqu’elle semble vivre de son côté une romance secrète avec un certain Asad, avec qui elle n’échange qu’au travers d’appels vidéo sur son smartphone. Acculée de toutes parts, la jeune femme devient bientôt la proie d’inquiétantes visions.

S’il semble au départ traiter de l’oppression patriarcale de façon plutôt classique, Dia révèle peu à peu son véritable sujet, plus inattendu ; celui de la maladie mentale. Une thématique que le court-métrage va aborder de l’intérieur et par le biais du cinéma de genre, pénétrant la psyché de Mariam et illustrant le trouble qui la ronge au travers d’effets fantastiques et horrifiques. Entre autres instants d’hallucination, l’on notera une imparable scène de tension dans la cuisine, dans laquelle de jolis effets de montage fragmentent un peu plus la réalité de l’héroïne. Un habile jeu sur le format de l’image, qui intègre le cadre vertical d’un écran de smartphone lors des mystérieuses conversations avec Asad, ajoute à cette perte de repère et renforce un malaise qui ne révélera son origine qu’à la toute fin du court-métrage. Auréolé d’un grand succès en festival, Dia a récemment été adapté en long-métrage par son réalisateur, sous le titre Mariam.

Vous pouvez visionner Dia et voter pour ce court jusqu’au 27 février ici.


Merci à Ursula Pfander et Giacomo Hug et à toute l’équipe des Locarno Shorts Weeks.

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