John Wick 2 : l’homme, le mythe, les bonnes intentions
John Wick rempile pour plus de violence esthétisée. Cette suite tient-elle les promesses formulées lors du premier volet ?
Film Exposure
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John Wick rempile pour plus de violence esthétisée. Cette suite tient-elle les promesses formulées lors du premier volet ?
Propos clair pour héroïne tordue, palette chatoyante, sexy, pour ce qui peut se lire obliquement comme un commentaire sur l’industrie du sexe, refus de la moralisation sans balayer le bon sens, The Love Witch condense tout cela par un style à la maîtrise confondante, les allers-retours virtuoses d’une réalité fantasmatique à un cauchemar domestique implacablement croqué. Cruel, désespéré, euphorisant de brillance formelle…
Journey To The West 2: The Demons Strike Back est le premier projet sur lequel deux figures emblématiques du cinéma HK collaborent pour la première fois : Stephen Chow et Tsui Hark.
Assister à une projection publique d’un nouveau Wang Bing s’avère à tous les coups une expérience sociologique en soi. Pas tant pour les signes habituels, et après tout de bonne guerre, de l’ennui (ronflements, sièges épars qui claquent) que pour ceux d’une hostilité revendiquée, de spectateurs comme outragés d’être bousculés dans un petit confort inviolable (soupirs excédés, bavardage incessant).
À un mois d’intervalle à peine concernant leur sortie respective, Pablo Larraín offre dans des langues différentes, sur deux continents voisins, deux biographies historiques. Ce qui surprend n’est pas tant le stakhanovisme que l’ampleur ambitieuse.
The Great Wall représente le recoupage de deux éléments aussi distincts que différents, puisqu’il rappelle à quel point il existe actuellement un besoin de héros vertueux, aux valeurs irréprochables, et combien les racines des récents États-Unis sont peu profondes. Bien qu’il soit présenté comme étant irlandais et que le récit se déroule à une époque précolombienne, le personnage incarné par Matt Damon semble pourtant être un Américain issu de la Conquête de l’Ouest.
En ancrant sa romance dans la Cité des Anges (pourtant moins portée sur le jazz que d’autres villes américaines), le jeune cinéaste explicite la portée autoréflexive des enjeux. À l’image du personnage incarné par Ryan Gosling, il semble avoir compris que le salut du musical n’est pas à chercher dans une nostalgie stérile et une logique de répétition mais dans une mise à jour de ses figures ainsi qu’une adaptation au star stystem d’aujourd’hui.
Tout comme l’année passée, l’équipe de Film Exposure souhaitait remplacer les tops de fin d’année décidément trop traditionnels par une sélection de films ayant marqué les rédacteurs.
Si Passengers n’est pas aussi irréprochable que le précédent film de son réalisateur, il s’impose comme une romance spatiale efficiente aux plus-values techniques impeccables.
Malgré toutes les précautions stylistiques d’une industrie devant se conformer à des objectifs idéologiques communistes, Snegurochka demeure l’une des expressions folkloriques les plus enivrantes du cinéma pour enfants.
En différant une présentation du Ryota « authentique » le film perd sur un tableau autant qu’il gagne sur l’autre (produire un effet de surprise révélatrice). Non pas qu’il soit interdit, même dans un film de personnages, de reculer la vérité sur ceux-ci. Mais en disjoignant aussi sévèrement ce que l’un d’entre eux raconte de lui-même de sa réalité, l’identification à celui-ci est d’emblée rompue : ce qu’il se et nous raconte ne coïncide aucunement.
Confronter sa perception d’un film à un cinéaste peut aussi s’avérer l’occasion de le voir se montrer sur plusieurs points réticent à celle-ci. Le dernier mot revient ici à l’auteur. Retour sur un […]
Véritable mélodrame fantastique, Personal Shopper nous emporte par sa représentation aussi fébrile que cruelle de ce que son réalisateur appelle la face sombre du réel, la souffrance liée au passage du temps et les aléas du destin.
Alors qu’il était venu présenter Personal Shopper et recevoir un prix pour l’ensemble de sa carrière au dernier Festival du Film de Zurich, nous avons eu la chance de nous entretenir avec lui.
S’exposer volontairement, Zahedi en a, lui, fait son métier. Qu’est-ce qui dès lors distingue son geste du narcissisme étroit ? Ses vidéos d’un selfie ? Des têtes parlantes pullulant dans l’immensité auto-centrée du web ? Possiblement le prix de l’honnêteté, la capacité d’un autoportrait qui n’ait rien de superficiel ou de flatteur (on parle après tout du cinéaste ayant consacré un film entier à son obsession des prostituées).
Quand bien même Sausage Party peine à trouver un rythme convaincant, son programme de démolition des problématiques américaines est des plus réjouissants.