Locarno 2016 – The Tunnel, piégé dans les entrailles d’une nation
Après le succès de A Hard Day, projeté en 2014 à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes, Kim Seong-hun (que nous avons par ailleurs eu la chance d’interviewer) présentait son […]
Film Exposure
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Après le succès de A Hard Day, projeté en 2014 à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes, Kim Seong-hun (que nous avons par ailleurs eu la chance d’interviewer) présentait son […]
Par un attachement dévot au goût sûr, à la culture institutionnelle, le ridicule de Stefan Zweig – Adieu l’Europe consiste en sa conception faisandée de la dignité.
En remplissant efficacement son cahier des charges tout en mettant à nu le squelette des blockbusters d’action, Jason Bourne frise l’expérimental et engendre une véritable fascination.
Fidèle à la tradition lancée par George A. Romero, le film de Colm McCarthy se veut très politique. Une orientation clairement confirmée par les propos qu’a tenus l’équipe en conférence de presse et en interview, où nous avons pu rencontrer Mike Carey, auteur du roman et de l’adaptation, la très jeune actrice Sennia Nanua et Gemma Arterton.
Les têtes volantes constituent une caractéristique récurrente des films d’horreur ou fantastiques asiatiques, mais le phénomène prend une dimension bien plus étendue dès lors que le mythe krasuesque est invoqué. Son importance culturelle se révèle même incontournable dans certains pays.
Agissant comme un révélateur estival, Suicide Squad donne à montrer, tant le meilleur de l’époque (les acquis socio-esthétiques irréversibles de la culture punk et hip-hop), que certains de ses aspects foncièrement déplaisants (le blanc-seing conféré à « quoi que ce soit qui nous protégera »).
Toni Erdmann cherche à ouvrir en termes d’actions disponibles les possibles d’un cinéma d’auteur souvent verrouillé, pris dans les mêmes schémas mesquins, ou simplement prévisibles. Un film en lutte contre l’étroitesse, au prix d’un occasionnel ridicule pour ses personnages.
De l’avis de tous, cette seizième édition du NIFFF a été un excellent cru. Rarement le niveau moyen s’est révélé aussi élevé parmi les longs-métrages sélectionnés (102 cette année) et ce toutes sections confondues. Présents en nombre, nous avons ainsi décidé de vous livrer nos coups de cœur, à la fois de la compétition internationale et des autres sections.
Thoret de dissiper une fois de plus le malentendu sur une pente de gauche de ce cinéma-là, en le décrivant comme un libertarien, anarchiste peut-être mais alors de droite. « Carpenter a beau être anarchiste, il est d’abord américain. Il le dit lui-même : c’est quelqu’un qui ne refusera jamais un gros chèque. »
Roland Emmerich, roi du destruction porn, emploie-t-il donc ses nombreux héros humano-américains de façon à proposer une nouvelle définition du terme ? Parvient-il à dépasser ses propres cinématiques réalisées à l’occasion du ridicule 2012 ? Fait-il encore plus insipide que San Andreas et Avengers réunis ?
Tout le monde ou presque s’accorde pour reconnaître l’importance des compositions de Carpenter. Son influence dépasse d’ailleurs largement le cadre de la musique de film, en témoigne la parenté évidente qui le lie, entre autres, à la scène de l’électro française.
Plus que de simples outils promotionnels, les posters de films peuvent parfois dissimuler des indices intéressants quant à la perception d’une œuvre dans un pays donné ; mieux encore, ils peuvent révéler la manière dont les distributeurs voudraient qu’un film soit perçu.
Parler de cinéma gothique implique habituellement une production occidentale, sinon foncièrement européenne. Que cela pourrait-il alors bien signifier en dehors de nos frontières ? Entre acculturation et déculturation, les cinéastes latino-américains se sont emparés du genre pour mieux exprimer leurs problématiques locales.
Le NIFFF présentera une rétrospective intégrale des films de cinéma de John Carpenter entre le 1er et le 9 juillet 2016. L’occasion de découvrir de nouvelles nuances ?
Après des premiers pas dans la musique de film pour le cinéma français, c’est pour les films de Milkyway Image, la société de production de Johnnie To et Wai Ka Fai, que Xavier Jamaux a écrit ses partitions les plus variées, mémorables et célébrées. Pour fêter ses vingt ans de carrière cinématographique, il a bien voulu répondre à nos questions.
Tendu mais enjoué, Three ne se limite pas à un simple exercice de style, ni à une somme d’éléments familiers. Cet examen tragi-comique d’hommes de lois prêts à contourner celle-ci pour obtenir justice n’a rien de nouveau, mais retrouve ici une certaine fraîcheur.