Get Out : mémoire en fuite
Ne fuyez pas Get Out, incursion (et réussite) de Jordan Peele sur le terrain de l’épouvante à résonances historiques et sociologiques. Fut un temps où Anne Hathaway était considérée comme […]
Film Exposure
Site consacré au cinéma proposant des articles de fond et documentés.
Ne fuyez pas Get Out, incursion (et réussite) de Jordan Peele sur le terrain de l’épouvante à résonances historiques et sociologiques. Fut un temps où Anne Hathaway était considérée comme […]
Pour cette deuxième édition de C’est sorti près de chez vous, l’équipe a réuni ses coups de cœur DVD/Blu-ray, et le mot d’ordre de ce mois-ci est… Killer Constable, Kuei […]
Dans son exploration de l’horreur cosmique, LIFE renoue avec les idées archétypales du genre pour recadrer les peurs existentielles qu’elles soulèvent.
Beauty and the Beast est un remake aliéné de la version de 1991, dans le sens où, derrière son air de copie, il arrive à enlever et à gâcher les aspects les plus réussis et essentiels de l’original.
Exhumer un film de science-fiction comme celui-ci amène à se poser la question de la souveraineté des peuples à l’âge de l’Union européenne.
Météore, à l’obscurité de plus en plus fameuse, Frownland générera immédiatement des réactions tranchées, hostiles au besoin.
L’actualité DVD/Blu-ray avec Le Groupe 5, Coppola, Peckinpah, Mark Goldblatt et Ousmane Sembène
De films « à portée sociale et politique », nous en avons rarement vus de plus humbles. Et pour cause : là où le commun des cinéastes se serait jeté à corps perdu dans l’opportunité de signer un « grand film citoyen », Jeff Nichols prend le contre-pied de cette approche en racontant cette histoire d’amour rendue illégale de l’intérieur de la cellule familiale uniquement.
John Wick rempile pour plus de violence esthétisée. Cette suite tient-elle les promesses formulées lors du premier volet ?
Propos clair pour héroïne tordue, palette chatoyante, sexy, pour ce qui peut se lire obliquement comme un commentaire sur l’industrie du sexe, refus de la moralisation sans balayer le bon sens, The Love Witch condense tout cela par un style à la maîtrise confondante, les allers-retours virtuoses d’une réalité fantasmatique à un cauchemar domestique implacablement croqué. Cruel, désespéré, euphorisant de brillance formelle…
Journey To The West 2: The Demons Strike Back est le premier projet sur lequel deux figures emblématiques du cinéma HK collaborent pour la première fois : Stephen Chow et Tsui Hark.
Assister à une projection publique d’un nouveau Wang Bing s’avère à tous les coups une expérience sociologique en soi. Pas tant pour les signes habituels, et après tout de bonne guerre, de l’ennui (ronflements, sièges épars qui claquent) que pour ceux d’une hostilité revendiquée, de spectateurs comme outragés d’être bousculés dans un petit confort inviolable (soupirs excédés, bavardage incessant).
À un mois d’intervalle à peine concernant leur sortie respective, Pablo Larraín offre dans des langues différentes, sur deux continents voisins, deux biographies historiques. Ce qui surprend n’est pas tant le stakhanovisme que l’ampleur ambitieuse.
The Great Wall représente le recoupage de deux éléments aussi distincts que différents, puisqu’il rappelle à quel point il existe actuellement un besoin de héros vertueux, aux valeurs irréprochables, et combien les racines des récents États-Unis sont peu profondes. Bien qu’il soit présenté comme étant irlandais et que le récit se déroule à une époque précolombienne, le personnage incarné par Matt Damon semble pourtant être un Américain issu de la Conquête de l’Ouest.
En ancrant sa romance dans la Cité des Anges (pourtant moins portée sur le jazz que d’autres villes américaines), le jeune cinéaste explicite la portée autoréflexive des enjeux. À l’image du personnage incarné par Ryan Gosling, il semble avoir compris que le salut du musical n’est pas à chercher dans une nostalgie stérile et une logique de répétition mais dans une mise à jour de ses figures ainsi qu’une adaptation au star stystem d’aujourd’hui.
Tout comme l’année passée, l’équipe de Film Exposure souhaitait remplacer les tops de fin d’année décidément trop traditionnels par une sélection de films ayant marqué les rédacteurs.